
Quand j'étais en classe prépa, dans les interros de maths il y avait deux sortes de questions : les questions faciles, disséminées ça et là et en général repérables aisément, et les questions difficiles. Deux stratégies étaient courantes à l'époque : se précipiter vers les questions faciles et toutes les faire, et ensuite seulement aller voir les questions dures (souvent trop dures) ou bien faire les questions dans l'ordre et suer longuement sur les questions difficiles (en oubliant du coup de voir qu'un peu plus loin il y avait des questions faciles). Evidemment, les questions faciles ça rapporte 0.5 points, les questions dures ça rapporte 2 points. Comme j'ai toujours été un peu psychorigide j'avais du mal à sauter des questions donc j'avais tendance à prendre la deuxième stratégie, dans l'ordre et sans contourner les trucs durs. Et ben du coup ça a plutôt pas trop mal marché, j'ai beaucoup plus progressé en n'ayant pas peur des questions dures, et j'ai gagné plus de points finalement, même en ratant les trucs faciles plus loin.
Bon évidemment c'est naïf et simpliste comme exemple, mais c'est là que j'ai commencé à comprendre la valeur du courage et l'idée de ne pas avoir peur de souffrir un peu pour la bonne cause. Bon j'ai aussi appris ça en lisant Harry Potter ("faire le choix entre ce qui est facile et ce qui est juste", dixit Albus Dumbledore)...
Et en sport c'est la même chose. Quand je fais mes pompes à la maison j'ai mal, c'est dur, alors je pourrais être tentée de gruger, de descendre moins bas, de tenir moins longtemps, d'en faire moins, mais quel intérêt ? Je fais ça pour moi, ça fait du bien au final, et c'est pas dramatique d'en baver un peu ("c'est tout dans la tête", comme dit mon prof de karaté pendant la minute de gainage).